
Le Resah vient de publier un nouveau guide intitulé
« Achat de solutions d’automatisation : bien évaluer tous les enjeux »
Des transstockeurs capables, à très grande vitesse, de ranger les produits, puis d’aider au « picking » des commandes des services de soins. Des robots autonomes chargés d’acheminer les préparations dans le bon tempo. Au plus près des réserves. Des drones chargés de livrer des échantillons biologiques et petits produits de santé sur tout un GHT. Des automates responsables de la préparation des piluliers…
Il ne s’agit déjà plus d’un film de science-fiction. Car de nombreux établissements, où patients et soignants peuvent croiser des robots en train de déambuler dans les couloirs, ont intégré certains de ces processus automatisés et digitalisés dans leur fonctionnement quotidien. Pour gagner du temps, sécuriser les processus, offrir de meilleures conditions de travail, voire répondre à la pénurie de main d’oeuvre. Et, au bout du compte, parvenir à recentrer les équipes soignantes sur leur coeur de métier.
Édité en 2023, le livre blanc du Syndicat national des pharmaciens des établissements publics de santé recommande ainsi l’automatisation pour améliorer l’approvisionnement, le stockage et la dispensation des produits de santé. En septembre 2025, la Cour des comptes, dans son rapport sur l’usage des médicaments, préconise, à son tour, le recours à la robotisation, afin de mieux gérer les stocks et réduire le gaspillage des médicaments.
Cependant, le succès d’une telle transformation est loin d’être automatique. Il implique de bien cerner les impacts, les bénéfices potentiels et les périls éventuels, de savoir comment acquérir ces technologies. Et surtout d’associer les professionnels, aussi bien dans les unités de soins, que dans les directions logistiques. Au risque, sinon, de gripper la machine.








